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Arts & Culture / Artistes

ART : Entrevue avec André Julien, artiste peintre prolifique
Mercredi, le 13 avril 2011
Par Céline Jacques
www.ddjulien.com

Cité Boomers (CB) : Bonjour M. Julien, vos toiles sont magnifiques et captivent beaucoup notre regard. Pour le bénéfice de nos lecteurs pourriez-vous nous partager d’où vous est venue ce genre d’art ?

André Julien (AJ) : En captivant leurs regards, ne serait-ce qu’une fraction de seconde. Cette expression visuelle dans le regard du témoin est puissamment créatrice. À cette époque, j’aimais particulièrement faire briller les yeux d’autrui par le biais de mes créations. Ce fut donc ainsi, que mon expression artistique pris naissance en se gavant du regard des autres.

Dès lors, je su que je pouvais susciter beaucoup d’intérêt dans mon entourage toujours aussi fasciné que captivé par l’essence de mes créations artistiques. Ce constat fut précieux pour moi car il permit à mes mini-œuvres de l’époque de prendre réellement vie grâce à l’enjouement qu’ils provoquaient à chaque fois. Après tout, sans la contemplation d’un seul admirateur une œuvre resterait morte.

(CB) : La peinture n’est pas votre seul talent puisque vous touchez également à l’écriture. Expliquez-nous la source des sujets que vous peignez sur vos toiles.

(AJ) : Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai jamais cessé de créer, autant en écriture qu’en art, l’un étant d’ailleurs dans mon cas l’amalgame de l’autre. Jeune adulte ce fut ensuite la photographie, sous toutes ses formes, avec une formation adéquate dans une institution spécialisée. La source de mes sujets préférés est sans contredit les scènes Montréalaise, la pauvreté, les ruelles, les vieux quartiers et les hangars. La beauté se cache dans ces vieilles choses et il ne restait qu’à l’art de l’immortaliser sur pellicule. Ensuite, vint le dessin technique et industriel puis arriva les années 80, le moment d’une formidable découverte, la peinture.

Véritable choc cette première approche sous forme de cours me fut donnée par madame une dame de Charlemagne, diplômée des beaux arts. Ce précieux mentor m’enseigna une chose fondamentale sur l’art et sur la peinture en générale. C'est-à-dire que ce qui importe, bien au-delà des diplômes et des études, est avant tout qu’être peintre c’est nourrir son amour de l’art. Et que si l’un va de pair avec l’autre, il est encore plus vrai que l’un ne peut se passer de l’autre.

Je suis donc devenu un peintre autodidacte, étudiant par moi-même et acquérant une solide formation lors de nombreux échanges culturels avec d’autres peintres, de cours universitaires avec optique de la couleur.

(CB) : Justement la couleur dégage beaucoup d’atmosphère dans vos illustrations, quels sont les différents médiums que vous utilisez et quels furent vos grands maîtres d’inspiration ?

(AJ) : J’utilise l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, ainsi que le pastel. Il faut dire que le dessin était avant tout une approche innée chez moi. Ainsi, du simple crayon se sont graduellement ajoutés tous des autre médiums au fil des ans. Mes plus grandes inspirations furent Marcel Ravary et Litorio Delsignore, deux peintres que j’admire encore aujourd’hui.

(CB) : Vous peignez depuis toujours mais vous compter combien de réalisations à votre actif à ce jour?

(AJ) : En fait, le terme depuis toujours représente concrètement trente années de passion artistique. Ceci dit, je me rends compte, même après plus de mille neuf cent tableaux que rien n’est acquis, si ce n’est peut être cette éternel soif d’émerveiller et d’être émerveillé.

L’art, est à mon avis, un univers exigeant repoussant sans cesse l’individu vers ses limites intérieures et le rabrouant sans scrupule face à une confiance tant soi peu profonde. Pour leur part, les puristes de l’art ne jurent que par des signatures apposées sur des oeuvres, et c’est bien là ce qui me rebiffe au plus haut point face à la perspective d’exposer en galeries. On y accorde si peu de considération face au véritable talent de l’artiste en se limitant tristement à n’évaluer ce dernier qu’en fonction de la valeur mercantile du renon de son œuvre.

(CB) : Pour terminer M. Julien quel est le message qu’il vous importe de livrer à travers vos œuvres ?

(AJ) : Créer est l’essence de l’artiste et l’expression que chacun cherche à pondre sur son œuvre vise avant tout un dénouement précis, une sorte de récompense ultime, c’est à dire obtenir l’appréciation par nos semblables de ce que nous avons à dire. Non pas exprimé par des mots, mais plutôt par l’émotion que traduisent des maux ou des bonheurs se mariant aux couleurs de façon magique et contribuant à immortaliser notre passage ici bas.

Infos : 450-477-0238 / www.ddjulien.com

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