Solarium

Arthrose, ce n’est pas une fatalité !

arthrose

Il y a quelques mois, alors que j’étais en train de préparer notre Congrès International de Santé Naturelle, j’ai rencontré Laura Azenard à Lyon. Je lui ai proposé d’être oratrice à notre événement, ce qu’elle a accepté. Elle va nous présenter une stratégie complète pour soigner et éviter l’arthrose naturellement (oui les deux sont possibles !).

Laura Azenard a écrit un livre passionnant qui s’appelle « Comment j’ai vaincu l’arthrose ». Elle y raconte une histoire exceptionnelle. Elle explique comment elle a réussi, là où la plupart des rhumatologues, échouent. Atteinte d’arthrose sévère (stade 3), elle est parvenue à en guérir. Il faut savoir que le stade 4 est celui où la prothèse est inéluctable. Elle s’est du reste posée la question aussi. Mais les prothèses n’ont une durée de vie que d’une quinzaine d’années environ. Pour elle, à 40 ans, ce n’était pas envisageable ! Je vous propose ci-dessous une interview de notre héroïne du jour (Vous verrez que l’appellation n’est pas usurpée) !

Bonne lecture,
Augustin de Livois

IPSN : Laura Azenard, vous avez écrit un best-seller sur l’arthrose. Un deuxième toujours sur ce sujet sort en septembre. D’où vient votre expertise de cette maladie ?
Depuis quelques années, ce qui m’anime, c’est de transmettre ce message : vaincre l’arthrose durablement c’est possible. Le tout est de le vouloir et savoir comment s’y prendre. Mon point de départ a été l’arrivée de l’arthrose dans ma vie. A 40 ans, alors que ma vie n’était que mouvements avec beaucoup de déplacements professionnels et de sport, je me retrouve pratiquement du jour au lendemain avec des douleurs telles que monter ou descendre des escaliers était devenu impossible. J’habitais à Paris et je ne circulais qu’en métro. Le moindre déplacement était un calvaire.

IPSN : Comment êtes-vous passée d’une vie suractive à une arthrose de stade 3 ?
Naturellement, il m’a fallu avant tout chose comprendre pourquoi j’en étais arrivée là avant d’envisager à me soigner. J’occupais un poste stratégique dans une grande entreprise. Je courais de rendez-vous en rendez-vous. J’aimais mon travail et je ne m’économisais pas. Pour tenir le rythme, j’enchainais les cafés, je mangeais très souvent sur le pouce, je dormais peu. A cette vie professionnelle trépidante, s’ajoutait la passion du sport. J’en faisais deux heures par jours minimum. A Paris, les salles de sport ferment très tard. Ce rythme me convenait. Je pouvais faire un marathon le dimanche, du squash le soir et deux heures de sport le lendemain. J’avais le sentiment d’être invincible, une boule d’énergie.

Je rêvais de faire la diagonale des fous à l’île de la Réunion. C’est une course à pied de 166 km qui comprend plus de 9900 m de dénivelé positif. Y participer est le graal des fans d’ultra-trail. Pour y avoir droit, il faut cumuler un certain nombre de points. Courir certaines courses comme la SaintéLyon (course de nuit de 75 km, au mois décembre) et l’UTMB (180 km, autour du Mont blanc) permettent de gagner ces points. J’ai acheté mon dossard pour la Saintélyon au mois d’octobre et en novembre mes genoux m’ont abandonné. Les premières douleurs sont arrivées du jour au lendemain. J’ai ralentis les entrainements. Puis, tout d’un coup, ça a lâché. Je faisais du vélo. J’ai ressenti une vive douleur et je n’ai pas pu continuer. J’ai tout de suite compris que j’étais partie pour une longue histoire. Aujourd’hui, j’ai compris que je menais une vie très acidifiante et que je m’étais complètement déminéralisée. A cette époque-là je ne savais même pas ce que cela voulait dire. Au contraire, je pensais que le stress me stimulait et que les litres de sueur que j’évacuais que garantissaient une très bonne santé.

IPSN – Quelles ont été vos premières pistes pour vous soigner ?
Dans un premier temps, j’ai dû gérer la toute première dépression de ma vie. J’ai vécu l’arrêt du sport comme une descente aux enfers. J’étais arthrosedroguée aux endorphines et il me manquait ma dose. Ensuite, j’ai suivi le parcours de l’arthrosique débutant : rhumatologues, ostéopathes, infiltrations, anti-inflammatoires, injections, etc. Pendant les trois premiers mois, j’ai eu le sentiment de vivre allongée. Le repos était conseillé entre chaque manipulation, infiltration, injection.  De tout ce qui m’a été proposé, je reteindrais les infiltrations d’acide hyaluronique, la chondroïtine et la glucosamine de sulfate. Elles redonnent de la fluidité surtout pour des arthroses naissantes. En revanche, les corticoïdes seraient plutôt à éviter. Ces infiltrations aident en cas de fortes douleurs mais dans le temps, s’accompagnent d’effets indésirables. Ne me sentant pas mieux, je m’intéresse alors aux médecines non-conventionnelles.

IPSN – Vers quelles solutions de santé vous-êtes-vous alors tournée ?
Le vrai déclic a été le jeûne. Je découvre l’existence de cette thérapie et de son mécanisme antiinflammatoire, un peu par hasard en cherchant des pistes sur Internet. Je commence par un jeûne de 14 jours dans un centre de la FFJR, dans le Sud : effet immédiat. Je reviens et effectivement je chausse mes baskets et je pars courir alors que tous les rhumatologues consultés m’avaient dit que ce ne serait plus possible. Ce premier jeûne est riche d’enseignements. Je comprends que j’ai eu raison de m’obstiner, l’arthrose n’est pas irréversible. Je comprends également que l’arthrose est avant tout une maladie inflammatoire et qu’il faut l’envisager sous cet angle pour la contrer. Et enfin, je comprends le lien puissant entre ce que nous mangeons et ce que nous sommes. Et comme on ne peut pas passer sa vie à jeûner, je m’intéresse alors à quelle serait l’alimentation mais également les plantes les plus anti-inflammatoires. Et je me lance.  A partir de ce moment-là, plus j’expérimente et mieux je me sens. Partager un message d’espoir devient alors viscéral. J’écris mon premier livre aux éditions Thierry Souccar. Mon objectif est de redonner de l’espoir aux gens, de démontrer que l’arthrose n’est pas une fatalité et qu’on peut faire beaucoup de choses pour diminuer ses douleurs et ses raideurs. Mon parcours à la guérison et me recherches nourrissent naturellement un projet de reconversion. Je me forme à la naturopathie, à la réflexologie, à l’hygiénisme et également à l’accompagnement en jeûne. Aujourd’hui, je partage mon temps entre mon cabinet de naturopathie et mes stages de jeûne. Je peux donc tous les jours porter la bonne parole.

IPSN : Pouvez-vous nous donner quelques pistes ?
Il faut déjà changer son mode d’alimentation. Dans ce domaine, on connaît les classiques : Kousmine, Seignalet, Lagacé, David Servan-Schreiber, Joyeux etc.

Qu’est-ce qu’il en ressort ? Quelques fondamentaux comme :
Eviter les produits laitiers si on a une sensibilité articulaire. Typiquement, si je relâche la pression et que je fais un écart, j’ai des raideurs dans le genou dès le lendemain.
Retirer le gluten.
 -Supprimer le café,
les sodas et tous les produits industriels
 –Supprimer les viandes rouges.

De manière générale, il faut adopter une alimentation alcalinisante et antioxydante car l’arthrose vient d’un excès d’acides et de radicaux libres dans le corps qui s’attaquent aux cartilages.
-Consommer du curcuma et du gingembre tous les jours dans ses plats, ses jus.
-Favoriser la cuisson douce (vapeur).
Consommer beaucoup de crucifères (brocolis, chou-fleur, kale, chou de Bruxelles, rutabaga, navet, chou vert…).

Ensuite, on peut compter sur le pouvoir des plantes. On trouve des solutions très intéressantes dans le domaine de la phytothérapie –L’harpagophytum est la plante qui soigne l’arthrose par excellence. Elle est utile en mode curatif car elle réduit la douleur autant que les anti-inflammatoire comme les « coxibs » mais sans les effets indésirables. Attention en décoction, il faut avoir le palais bien accroché mais on peut aussi en prendre en complément alimentaire (2 à 4 g d’extrait sec par jour). L’inconvénient de l’harpagophytum est que c’est une plante rare du désert namibien. D’un point de vue écologique, le recours à cette plante n’est pas optimum. Je conseille souvent la scrofulaire, moins connue mais aux propriétés similaires. Et surtout, elle pousse chez nous.
La presle et l’ortie sont reminéralisantes. Leur forte teneur en silicium, calcium et potassium hautement assimilables favorise la reconstruction du cartilage. Je les conseille les infusions surtout pour ceux qui ne s’hydratent pas assez, caractéristique commune à tous les arthrosiques mais on peut aussi la prendre en gélule.
La reine des près et le saule blanc sont de véritables aspirines végétales. Riches en acide salicylique, en vitamine C, en flavonoïdes et en fer, elles contrent la douleur.

Je conseille également en gemmothérapie, le pin pectiné, le cassis, la ronce et la vigne. En aromathérapie, les immanquables sont la gaulthérie et la menthe poivrée. Et en oligothérapie : granions de cuivre, souffre et potassium.

IPSN : Merci pour ces pistes. N’est-ce pas un peu contraignant au quotidien de se soigner ainsi ?
Pendant un an, j’ai lutté contre l’arthrose à chaque moment, à chaque fois que je mangeais, je buvais, je bougeais. J’ai été dans une diligence extrême. Pour moi qui souffrait, cela me semblait assez simple puisque nécessaire. Quand on a mal, on est au pied du mur, on n’a pas le choix. Il est vrai que pour les personnes moins touchées, cet effort peut paraître un peu lourd. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité proposer un programme spécifique à travers un nouveau livre qui sortira en septembre aux éditions Dangles. Il répondra à tous ceux qui s’interroge sur comment se lancer : comment faire quand on n’a pas le temps, quand on est gourmand, quand on travaille, quand on a des enfants, etc. Je pourrai en parler au congrès !

IPSN : Merci Laura Azenard pour ces précieux conseils. J’ai une dernière question tout de même. Finalement pour la diagonale des fous ?
Je remonte les escaliers deux par deux, je reporte des talons et j’ai repris toutes mes activés sportives. L’année dernière, j’ai couru la Saintélyon (75 km, 2000 D+) et j’ai envoyé mon dossard à mon rhumatologue. J’ai été trop prise par nouvelle vie pour préparer une course aussi exigeante que la diagonale des fous mais je sais que je peux à nouveau la rêver. Et pour finir, cette expérience m’a également appris la modération.

Retrouvez Laura Azenard lors de notre 3e Congrès International de Santé Naturelle qui a lieu au Parc Floral de Paris les 30 septembre et 1er octobre 2017. Inscription ici.
Infos et Programme complet ici.

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