Solarium

Je ne fais pas mon âge : mais quel prix à payer pour préserver une image !

belle

Je ne fais pas mon âge…combien de fois ai-je répété cette phrase? Et avec quelle fierté! Encore mieux, combien de fois m’a-t-on dit: «Mais tu ne fais vraiment pas ton âge »

J’accueillais ce compliment avec plaisir, surtout venant d’un homme! Cela traduisait qu’il me trouvait de son goût, bien conservée pour ma cinquantaine, et cela signifiait, aussi bien inconsciemment que consciemment: «Je vous trouve belle, mademoiselle.» J’étais contente de moi puisque ce compliment récompensait tous les efforts que j’avais investis dans ma personne des années durant†!

PRIVILÉGIER LE PARAITRE PLUTOT QUE L’ETRE
Mais quand on s’y arrête, quelle différence cela peut bien faire qu’on ait l’air de 50 ou 60 ans ou qu’on en paraisse dix de moinsbelle? Pourquoi se glorifie-t-on autant de ces dix années gagnées au prix, avouons-le, de plusieurs heures passées ou perdues chez le coiffeur, de beaucoup d’argent dépensé ainsi que l’eau et l’air pollués par tous ces produits chimiques? Tout cela pour avoir l’air de gagner quelques années. Quel programme! «Avoir l’air», voilà là tout l’enjeu. Mais si j’avais l’air de mes 50 ou 60 ans… ça me ferait quoi? Et pourquoi ne voudrais-je pas avoir l’air de mes 50 ans avec mes cheveux grisonnants ou blanchissants? Est-ce que je me sentirais moins bien dans ma peau sans ma coloration? Tout un débat dans et sur nos têtes. Cela se joue dans les médias à coups de millions de dollars de publicité afin que l’on continue de privilégier le paraître plutôt que l’être. Mais ne mettons pas tout sur le dos des publicitaires délirants, car si ceux-ci arrivent à tant influencer la gente féminine, c’est que leurs réclames touchent une corde sensible chez plusieurs d’entre elles. En effet, les pub offrent aux consommateurs ce qu’ils veulent bien entendre. Mais, au fond, que voulons-nous entendre?

AVOIR BONNE MINE ET SE SENTIR BELLE QUEL QUE SOIT SON ÂGE… Ce que nous recherchons toutes, au fond, mais !!!
Selon la sociologue américaine Nancy Friday, la bonne mine ne symbolise pas tant la vie prolongée que la jeunesse éternelle. «Garder la forme et la bonne santé est un investissement ainsi qu’une expression de l’honneur que vous vous faites à vous-même – en vous offrant ce que vous méritez, et pas seulement ce qu’il vous faut pour survivre. Si vous avez passé votre jeunesse à vous occuper d’autres personnes – conjoints, enfants – la cinquantaine ou soixantaine à venir vous offre l’occasion d’une prise de conscience et d’un épanouissement personnel grandissants.» «Vous le valez bien…», dit une lancinante annonce de colorants et de cosmétiques mettant en vedette des stars sexy.

Il y a un autre phénomène qui explique le fait que les femmes soient très sensibles à leur image. Notamment que tout au long de leur vie, le corps de ces dernières subit des transformations majeures, les obligeant à être très proches de celui-ci. Il suffit de penser aux seins qui prennent forme à l’adolescence, au système hormonal complexe qui s’installe, aux menstruations qui nous rappellent chaque mois que nous sommes femmes, au ventre qui s’arrondit à chaque grossesse, aux courbes qui s’accentuent à la maturité, puis à l’âge mûr, aux seins qui tombent, à la peau qui se relâche et aux fameuses rides qui se multiplient. Bref, notre corps évolue sans cesse et les femmes n’ont pas le choix d’avoir les yeux rivés sur le moindre signe de vieillissement. Nous sommes plusieurs à être toujours en alerte au moindre signal de changement.

BEAUCOUP DE PRESSION POUR MAINTENIR UN CORPS AUSSI PARFAIT QUE POSSIBLE
Et comme s’il n’était pas suffisant de subir toutes ces métamorphoses naturelles, de s’y adapter et de rajuster continuellement notre tir en fonction de celles-ci, il faut subir une pression supplémentaire afin de maintenir un corps aussi parfait que possible, avec tous les artifices et tous les sacrifices que cela implique. À titre d’exemple, on peut citer l’actrice Jane Fonda, qui fut jadis une reine incontestée de beauté de l’âge mûr et une adepte du conditionnement physique. Pourtant, quelques années plus tard, on l’entendit raconter son long combat contre la boulimie. Toute sa vie, elle s’est abstenue de manger à sa faim pour rester jolie. Quelle triste vie dont le seul but est de préserver une image! Et combien d’actrices connues ou inconnues et de mannequins qui ont pris des années durant des coupe-faim pour rester minces, se privant des plaisirs de la table…

Un propriétaire de restaurant me raconta, un jour, qu’il avait servi des finalistes pour un important concours de beauté et que les jeunes filles avaient à peine mangé un yogourt pour leur dîner qui était gratuit. Tout un choix de vie dont les principes reposent sur la permanence de l’impermanent, c’est-à-dire sur le souhait de «†vivre sans changer†».

VIVRE SANS CHANGER : impossible, mieux vaut accepter le changement
Essayez autant que vous voulez, mais il est impossible de vivre sans changer! La nature change, les gens changent, tout change. «La seule chose qui ne change pas est le changement lui-même†», disent les grands pontifes de l’économie qui justifient les mises à pied et l’effondrement d’entreprises. C’est la loi naturelle de l’évolution humaine depuis que la vie existe. Que nous nous injections du Botox des années durant pour préserver notre visage tel que nous l’avons toujours eu et vu, il nous faudra tôt ou tard affronter notre nouvelle image vieillissante. Le choc sera d’autant plus grand que ce changement ne prendra pas place graduellement, comme la nature l’a prévu, de façon que nous ayons le temps de nous habituer tout en douceur à notre propre vieillissement. Mais, peu importe l’excellent travail de la nature, lorsqu’une urgence comme les cheveux grisonnants nous interpelle, comme le dit le dicton, chassez le naturel et il revient au galop…

LE RÉEL PROBLÈME : La peur de vieillir et le manque d’estime de soi
Ce souci d’éternelle jeunesse a comme racine la peur de vieillir et la piètre image de soi engendrée par le sentiment d’échec arrivant inéluctablement cremeau moindre signe de changement que la société véhicule et que nous achetons. Le véritable secret d’une bonne mine et d’une bonne forme est que l’on peut être belle à tous les âges et qu’un air jeune n’est pas tout. Les crèmes censées gommer notre âge véritable ne peuvent nous donner l’éternelle jeunesse, le maquillage non plus, et la chirurgie esthétique, surprenante au premier abord, peut être désastreuse avec le temps. «Les cosmétiques peuvent néanmoins nous protéger des dommages environnementaux, qui hâtent le vieillissement de la peau, et donnent un coup de pouce à notre assurance en estompant certains des signes les plus visibles de l’âge.» Et je ne dis pas qu’il faut s’en priver, bien au contraire, rien de tel que de prendre quelques minutes matin et soir pour se bichonner avec une bonne crème…d’uniques moments rien que pour soi, un plaisir divin. Mais  il y a une différence entre appliquer ces soins pour se gâter, se faire du bien, s’aimer, ou avant tout travailler son image pour plaire aux autres ! Le débat est dans cette nuance et c’est ce qui se dégage de nous avant tout !

Par Carole Le May
info@citeboomers.com

 

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