Solarium

La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) pour trouver du boulot sans partir de zéro

emploi

En marge de la 13e Semaine québécoise de l’orientation, du 5 au 11 novembre ouvert au public, les conseillers et conseillères d’orientation du Québec misent sur la RAC.

Comment réagir face à la disparition progressive de groupes entiers de métiers remis en cause par le numérique, la robotisation, la démographie et la migration des populations? Comment trouver sa place dans le monde du travail en transformation et faire face aux nombreux changements qui s’annoncent? Bref, comment trouver du boulot sans se décourager et repartir à zéro? Autant de questions qui interpellent les conseillers d’orientation.

Inspirée d’une problématique sociale inscrite dans l’actualité et sous le thème « Pour trouver du boulot sans partir de zéro – faire reconnaître ses acquis et ses compétences », la 13e Semaine québécoise de l’orientation (SQO) du 5 au 11 novembre se développe autour de l’importance pour chaque personne qui souhaite le faire, de pouvoir parfaire ses compétences. Ceci, dans un contexte de pénurie annoncée puisque « d’ici 2022, près de 1,4 millions d’emplois seront à pourvoir sur le marché du travail du Québec alors que la population en âge de travailler tendra à diminuer. »[1]  Ajoutons à cela le fait que de nombreux adultes souhaitent se réorienter ou se positionner professionnellement.

C’est dans cet environnement social que les conseillers d’orientation de toutes les régions du Québec prennent la balle au bond et optent pour une sensibilisation du public envers la reconnaissance des acquis et des compétences développés dans des contextes variés : travail rémunéré ou bénévole, famille et activités sociales. Un moyen de faire face aux changements qui s’est développé au cours des années et qui représente un outil au service des individus en réorientation, en transition professionnelle, en recherche d’emploi, de même que pour les entreprises avec la formation continue des travailleurs et la mobilité à l’interne.

La RAC, vers un diplôme, un certificat ou un bilan de compétences
Il y a deux grands types de pratique en reconnaissance des acquis et des compétences. D’abord, il y a la reconnaissance officielle qui peut se faire dans un établissement d’enseignement ou dans un autre organisme réglementaire (diplôme, certificat, attestation, permis, etc.). L’autre type repose sur une démarche structurée d’identification, de valorisation et de reconnaissance par soi et par d’autres de compétences développées dans l’action.[2] Le bilan de compétences est un moyen qui permet aux conseillers d’offrir un soutien aux adultes dans leur transition actuelle ou souhaitée. Il leur permet de faire  le point sur leurs compétences dans le but de s’orienter, s’insérer, se réinsérer, s’adapter ou se maintenir en emploi. Ce bilan permet l’élaboration d’un plan d’action.[3]

Madame Josée Landry, présidente de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec, précise : « Parvenir à verbaliser soi-même ses compétences, ses forces, ce n’est pas évident.  On le voit chaque jour en consultation. Nous accompagnons l’adulte dans ce processus de façon à ce qu’il en tire le meilleur parti. C’est notre métier de l’aider à découvrir ses forces, son plein potentiel et à les mettre en valeur. »

Des données probantes confirment l’efficacité du bilan de compétences. Par exemple, des données statistiques recueillies au Centre d’orientation et de recherche d’emploi de l’Estrie[4] portant sur la trajectoire d’adultes ayant réalisé un bilan de compétences sur une période 10 ans (1994 – 2005), indiquent qu’entre 73 % et 85 % d’entre eux étaient en emploi ou avait débuté une formation dans les mois suivant le bilan.[5] Le nombre de diplômes offerts en RAC est important : on propose aujourd’hui 122 diplômes d’études professionnelles. Au collégial, on compte maintenant 237 attestations d’études collégiales (AEC) et bientôt 18 diplômes d’études collégiales (DEC), sans compter les universités qui se mettent aussi de la partie pour offrir la RAC.

Un enjeu de formation continue en entreprise
Les compétences et les acquis nécessaires pour occuper les emplois de demain évoluent rapidement. En ce sens, la RAC répond aussi à un besoin essentiel de formation continue. Avec elle, les employeurs disposent d’un outil précieux leur permettant d’actualiser les compétences de leurs travailleurs.

Est-ce pour vous ?
Les clientèles visées par la RAC sont : les personnes en emploi ou sans emploi, avec ou sans diplôme et avec expérience, les immigrants avec ou sans diplôme, avec expérience au Québec ou hors du Québec. Voici des exemples où la RAC est une excellente option : dans les cas de perte d’emploi, de réaffectation, de réorientation, de réflexion personnelle, de démarche de recherche d’emploi ou encore de préparation à la retraite. La reconnaissance des acquis et des compétences, est-ce pour vous ? À cet effet, les conseillers d’orientation invitent les personnes et les organisations à écouter des témoignages éloquents sur le site de la SQO 2017.

La RAC, une des voies d’avenir pour faire face aux changements annoncés
En résumé, la RAC est un moyen pour les individus d’atteindre leurs objectifs de formation, de développement des compétences et d’insertion socioprofessionnelle. Qu’il œuvre en pratique privée, dans les établissements scolaires de tous les niveaux, dans les organismes de développement de l’employabilité, dans le secteur de la santé et des services sociaux, notamment en réadaptation, et dans les organisations, le conseiller d’orientation peut accompagner ceux qui le désirent dans une démarche de bilan de compétences ou les orienter vers une démarche leur permettant d’obtenir un diplôme officiel ou un nouvel emploi.

La 13e Semaine québécoise de l’orientation, du 5 au 11 novembre, est une bonne occasion de mieux connaître les bénéfices de la reconnaissance des acquis et des compétences face aux changements qui s’annoncent. Elle s’inscrit dans la volonté ferme de prouver que la reconnaissance des acquis et des compétences est une des voies d’avenir privilégiées pour faire face à ces changements annoncés.

Quand :    Du  5 au 11 novembre
Pour qui :  Les personnes en emploi ou sans emploi, avec ou sans diplôme et avec expérience, les immigrants avec ou sans diplôme, avec expérience au Québec ou hors Québec
Avec qui :  Les conseillers et conseillères d’orientation offriront des conférences-ateliers gratuits pour                        tous les participants dans la plupart des régions du Québec.

Pour connaître la liste et l’horaire des conférences-ateliers de la SQO 2017, consultez le site de l’Ordre de la SQO 2017

Source :  Diane Tremblay, coordonnatrice aux communications, OCCOQ                   

[1] S’attaquer ensemble aux défis de la main-d’œuvre du 21e siècle. Communiqué de presse du Premier ministre du Québec. 11 novembre 2016.
2 Bélisle, R. (2006).  Relance de la reconnaissance des acquis et des compétences au Québec : la place des conseillères et des conseillers d’orientation. Sherbrooke : Équipe de recherche sur les transitions et l’apprentissage (ÉRTA), Université de Sherbrooke.
3 Michaud, Guylaine, P. Dionne, G. Beaulieu, Le bilan de compétences – Regards croisés entre la théorie et la pratique, Septembre éditeur, 2007.
[4] Aujourd’hui Orientation travail (Sherbrooke).
5Michaud, Guylaine, P. Dionne, G. Beaulieu. L’efficacité du bilan de compétences. Canadian Journal of Counselling / Revue canadienne de counselling / 2007, Vol. 41:3

 

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