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Rénover sans s’intoxiquer : petit manuel de survie pour rénover en toute connaissance de cause

Avec le printemps, vient le goût de décorer ou rénover.  C’est l’occasion d’assainir et de verdir sa demeure tout en réalisant ses rêves de confort et d’embellissement. Dès le départ, un bon diagnostic de l’état de la maison s’avère essentiel afin de régler ou d’éviter d’empirer des problèmes de salubrité existants, ou d’en causer de nouveaux. Voici un petit manuel de survie pour rénover en toute connaissance de cause.

Une mère voulait savoir pourquoi son enfant souffrait d’asthme aigu. Elle embaucha l’expert californien en qualité de l’air intérieur Eric Windheim pour l’inspection de sa maison. « J’ai été surpris d’y voir 25 à 30 chandelles parfumées qui brûlaient, dit-il. La maison ressemblait à un vrai monastère bouddhiste ! Leur combustion répandait tellement de particules fines dans l’air que ma propre respiration s’est mise à siffler après cinq minutes! »

La cliente en question voulait acheter un épurateur d’air central extrêmement efficace que Windheim vend, assorti d’une garantie d’amélioration du bien-être des occupants. Mais cet expert formé par l’International Institute for Building-Biology & Ecology, la référence américaine en bioconstruction, refusa de lui vendre cet appareil. « Je lui ai expliqué que cela ne fonctionnerait pas si elle n’éteignait pas ses chandelles. Elle a refusé et insisté pour que je l’installe. Je lui ai répondu que je ne voulais pas polluer mon épurateur avec ses chandelles et qu’elle pourrait me rappeler quand elle voudrait vraiment aider son fils à mieux respirer. Comme elle vendait de ces mêmes chandelles, elle ne m’a jamais rappelé ! »

PROBLÈMES LE PLUS SOUVENT RENCONTRÉS
Dans le cadre de ce dossier, nous avons demandé à plusieurs experts quels étaient les problèmes de pollution domestique les plus souvent rencontrés. La plupart nous ont dit que chaque cas est unique et que les choix et comportements des consommateurs sont souvent en cause, sans doute davantage que les malfaçons. « Cela dépend de chaque maison, il faut garder l’esprit ouvert, relate celui qui a fondé en 1991 Windheim EMF Solutions, entreprise spécialisée en santé environnementale et basée à Sacramento. J’ai réglé environ 950 problèmes de qualité de l’air intérieur dans des maisons, des écoles, des bureaux, des cliniques vétérinaires et des salles de tribunaux. Les nouveaux tapis, les vernis et les émissions des meubles sont des sources très courantes de pollution intérieure. J’ai été formé pour tester les moisissures et les composés organiques volatils (COV), mais aujourd’hui je me spécialise en champs électromagnétiques. »

L’ignorance et l’imprudence sont les pires ennemis des gens qui rénovent. Pour éviter que l’expérience tourne au cauchemar, il faut d’abord être bien conseillé et servi par des professionnels compétents et très expérimentés. Sinon, toute « amélioration » résidentielle risque de se transformer en boîte de Pandore. Il faut comprendre notamment que la maison est un système dont toutes les parties interagissent. Par exemple, le simple fait d’ouvrir des murs peut nous exposer à notre insu à des particules toxiques d’amiante (isolation), de plomb (vieille peinture) ou des mycotoxines (moisissures) si l’on ne porte pas de masque efficace. Des poussières qui peuvent être répandues partout dans la maison si l’on ne scelle pas hermétiquement les bouches du système de ventilation avant le début des travaux.

D’ABORD S’ATTAQUER AUX SOURCES DE POLLUTION 
Comme le démontre si bien l’histoire des chandelles mentionnée ci-haut, l’échange et la filtration de l’air ne peuvent régler un problème de pollution important. La première tâche du rénovateur écologique est donc d’identifier et d’éliminer les comportements et produits existants qui sont généralement les pires sources de pollution domestique. Avant d’embaucher une compagnie pour échantillonner et mesurer la qualité de l’air dans une maison, une opération qui coûtera plusieurs centaines voire mille dollars ou davantage, on peut diagnostiquer soi-même la plupart des problèmes en se servant du Guide d’assainissement de l’air publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL). Comme la SCHL ne vend plus ce guide (de 48 pages en format 8,5 x 11 po) fort utile et produit avec vos impôts, nous vous recommandons cette version numérisée.

Ce guide vous permettra de constater qu’à moins de devoir résilier un bail ou intenter une poursuite, il n’est généralement pas nécessaire de faire analyser l’air intérieur par un laboratoire, comme le confirme l’Association pulmonaire. Selon la SCHL, le Guide d’assainissement de l’air « traite des effets des contaminants sur les occupants de la maison, des méthodes de détection des contaminants et des mesures correctives possibles.

Il se divise en six sections principales, correspondant aux six étapes à franchir pour assainir l’air de l’habitation :
• comprendre la situation
• évaluer l’emplacement
• évaluer la maison
• décider de la conduite à adopter
• passer aux actes
• évaluer la situation après avoir pris les mesures correctives. »

Heureusement, on peut encore télécharger gratuitement sur le site de la SCHL le rapport Maison de recherche pour les personnes hypersensibles aux polluants environnementaux – Descriptions et détails techniques. Ce document de 32 pages présente les matériaux utilisés dans cette maison modèle, dont la laine de roche Roxul, le coulis à céramique Keracolor, de Mapei, la mousse peu odorante Handi Foam Fastfill, de Fomo Products, la Colle contact à base aqueuse, de 3M, le vernis à bois en polyuréthane à base d’eau Fabulon Crystal II, de Pierce and Steven’s, le calfeutrant Silicone II, de GE, les ampoules Ott Capsulite, les panneaux de fibre exempts de formaldéhyde Medite II, de Sierra Pine, la membrane de drainage Platon, le parement extérieur Canexel, de Louisiana Pacific, les fenêtres de fibre de verre d’Accurate Dorwin, les panneaux de particules à liant de ciment Pyroc, le composé à joint sec Rapid 90, de Westroc Industries, et la peinture Dulux Lifemaster, de Glidden. Évidemment, il existe des produits québécois équivalentes, comme les calfeutrants Adbond, d’Adfast, et les panneaux NU Green, d’Uniboard.

ÉLECTROSMOG
La plupart des gens l’ignorent, mais selon plusieurs experts internationaux, les champs électromagnétiques (CEM) constituent aujourd’hui le principal et le plus pressant problème de pollution domestique. C’était déjà le cas dès l’an 2000, selon le regretté orthopédiste américain Robert O. Becker, deux fois candidat au prix Nobel pour avoir découvert comment souder des fractures récalcitrantes avec de faibles champs magnétiques. En entrevue avec la journaliste britannique Linda Moulton Howe, il affirmait alors : « Je n’ai aucun doute dans mon esprit que présentement, l’élément le plus polluant dans l’environnement terrestre est la prolifération des champs électromagnétiques. » Et c’était avant la folie du tout-au-sans-fil que nous connaissons aujourd’hui. De nombreux sondages européens ont révélé qu’année après année, un nombre croissant de gens disent être devenus électrohypersensibles, comme l’affirmaient 9 % des Allemands et 11 % des Britanniques en 2004 et tel que reconnu en 2011 par l’Association médicale autrichienne qui recommande de réduire son exposition.

« Les gens sont complètement ignorants des effets potentiellement nocifs des champs électromagnétiques sur la santé, déplore le Dr Jacqueline McClaran, professeur de médecine familiale à l’Université McGill depuis plus de 40 ans. Je crois que l’avenir de ce polluant nous réserve ce qui s’est passé avec l’amiante ou le tabac : on ne remarque pas soi-même l’impact dans les heures qui suivent, mais on paie plus tard. » Selon le Dr McClaran, il faudrait lancer de vastes études de santé publique au cours desquelles des gens porteraient des dosimètres en permanence, afin de mesurer les doses d’électrosmog qu’ils reçoivent en voiture, au bureau, à l’extérieur, devant leur télé et durant la nuit, pour ensuite calculer les risques relatifs de développer diverses maladies en fonction des divers niveaux d’exposition cumulative. « L’exposition involontaire aux CEM, sur laquelle le citoyen n’a aucun contrôle, est la plus immorale, dit-elle. Par exemple, une personne peut choisir de ne pas fumer, mais pas de recevoir le courant de fumée secondaire. Parallèllement, une personne peut choisir d’éviter de surutiliser un cellulaire, mais elle n’a aucun contrôle sur les émissions de grappes d’antennes ou de lignes à haute tension près de sa maison. Il est clair qu’il faudra plus d’éducation et d’activisme politique. »

Les sources de champs électriques et magnétiques sont nombreuses et leurs effets combinés sont synergiques : champs magnétiques terrestres (telluriques) amplifiés par les failles et les sources d’eau souterraines ; lignes de transport à haute tension et lignes de distribution locale d’électricité ainsi que leurs transformateurs ; entrée électrique et sa mise à la terre, câblage et appareils électriques domestiques ; compteurs de nouvelle génération, téléphonie mobile, Wi-Fi, antennes et autres technologies sans fil.

Les premiers gestes à poser : faire inspecter votre maison par un électricien pour s’assurer que le système électrique respecte le Code de l’électricité afin de minimiser les risques d’électrocution, d’incendie et de CEM élevés ; faire mesurer les CEM par un consultant expérimenté (tel 3EEssentia ou Geohabitat) qui pourra identifier les sources de problèmes et les solutions. Sachez par ailleurs que l’électrosmog interagit et a un effet synergique avec les autres polluants. Par exemple, le Dr Dietrich Klinghardt, médecin américain d’origine allemande, a découvert que les moisissures exposées à des radiofréquences peuvent émettre jusqu’à 600 fois plus de toxines, comme défense contre cette agression.

POUR VOUS ÉVITER D’ÊTRE EXPOSÉ AUX DES RADIOFRÉQUENCES OU MICRO-ONDES
Si vous ouvrez vos murs ou agrandissez votre maison, profitez-en pour y passer des câbles éthernet dans diverses pièces pour vous éviter de devoir toujours naviguer en mode Wi-Fi (certaines tablettes sont même câblées). Mordu de la domotique? Une fois de plus, vous pouvez éviter de vous exposer à des radiofréquences (micro-ondes) soupçonnées cancérogènes 24 heures sur 24. Par exemple, en optant pour des contrôles utilisant les ondes infrarouges, le courant porteur ou émettant des micro-ondes qu’au moment où une commande est lancée. Pour en savoir davantage sur les mesures à prendre pour réduire votre exposition aux CEM, lire notre grand dossier Champs électromagnétiques : douze façons de se protéger.

ET QUE FAIRE AVEC LES MOISISSURESrénover
L’un des problèmes de pollution domestique les plus répandus et les plus connus depuis bon nombre d’années est la prolifération des moisissures dans les maisons trop humides, problème reconnu en 2002 dans un rapport scientifique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Les causes de ce problème sont nombreuses, par exemple : l’infiltration d’eau par des fuites dans l’enveloppe du bâtiment (toit, murs ou fondations) — il est sage d’installer un dispositif coupant l’alimentation en eau en cas de fuite; un échange d’air insuffisant en saison froide (alors que l’on devrait ventiler pour maintenir le taux d’humidité relative de l’air intérieur entre 30 et 40 %) ; une ventilation excessive en saison chaude et humide (alors qu’un déshumidificateur devrait fonctionner en continu afin de réduire l’humidité relative aux alentours de 50 %) ; l’entreposage de bois de chauffage humide dans la maison ; le fait de laisser des matières putrescibles comme des boîtes de carton ou des tapis sur une dalle de béton non isolée, etc.

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Par André Fauteux
Éditeur du magazine La Maison du 21e siècle
www.maisonsaine.ca

 

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