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Savoir ne pas savoir

dalai lama

Il est dans la nature humaine de tenir des opinions. Cependant, le chantier de notre construction individuelle et collective devient fragile le jour où ce sont nos opinions qui nous tiennent!

Qu’il s’agisse d’une statistique sportive, d’un acteur ayant joué dans tel film, l’année précise d’un évènement, une connaissance scientifique ou ce que l’avenir nous réserve, rares sont ceux qui témoignent d’une flexibilité face à leurs connaissances, opinions ou positions.

Fuir la certitude
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik nous enseigne que la certitude est une forme de paresse intellectuelle. C’est effectivement plus facile de rester borné et campé dans ses positions, que d’ouvrir son esprit et tenter d’examiner ce qui se trouve sur le terrain entre moi et l’autre. Force est d’admettre que l’obsession de la certitude nous dévoile de plus en plus ses couleurs macabres avec la montée de l’extrême droite, extrême gauche, extrême richesse et esclavage commercial partout dans le monde.

« Je ne sais pas »
Après plusieurs de ses allocutions, le Dalaï Lama se soumet à une période de questions venant de l’auditoire. Les questions peuvent être complexes. C’est pourquoi il lui arrive de répondre simplement : «Je ne sais pas». S’ensuit parfois éclats de rires. Mais de façon plus significative, on peut ressentir une «ouverture» entre lui et l’auditoire, en plus d’un mouvement d‘amour certain dirigé vers lui.

Une question de vérité
Cette réponse qu’il donne, est la vérité. Et n’est-ce pas ce que Le Boudha a cherché toute son existence? Le Nirvana, l’Illumination, la Vérité! Alors pourquoi le chef de la tradition boudhiste tenterait-il de répondre autre chose que la vérité? Pour faire plaisir à un membre de l’auditoire? Pour satisfaire son égo? À nous maintenant de questionner nos motivations profondes, à savoir, pourquoi nous sommes tentés de répondre autre chose.

Éviter de se créer un ennemi
Alors, peu importe qui nous sommes, pourquoi s’acharner à vouloir gagner un débat avec un collègue, la belle-sœur ou quiconque? Souvent, les deux ont raison – considérant leur angle de vue et champ de vison. Parfois, les deux ont tort. Entre les deux, un a tort, l’autre a raison. En bout de ligne, ce n’est pas important. Surtout pas beau à voir, ni à vivre. Même si vous gagnez votre point, vous vous êtes mis à dos votre interlocuteur – et tous les observateurs qui s’identifiaient à l’autre.

Pas une obligation de savoir
La prochaine fois que vous répondrez «Je ne sais pas», prenez conscience de la sensation de paix intérieure qui commencera à vous habiter. Non seulement vous venez de créer pour vous une liberté face à l’autre, mais aussi, face à vous-même. Car vous n’avez pas à «savoir». Il s’agit d’une création de notre mental que de croire que nous devons savoir. Si votre travail le requiert, c’est votre travail, pas vous.

Gagner en charisme
Chose certaine, en lâchant prise sur votre besoin d’avoir raison, vous deviendrez une personne plus attrayante sur le plan relationnel – moins rébarbative si vous étiez loin derrière dans les sondages de popularité.

Plus de collaboration et d’accomplissement
Quand vous admettez ne pas savoir, regardez la tête de la personne devant vous. Impossible de créer un climat de tension dans cet esprit. Au contraire, vous voilà réunis dans la «non-connaissance», qui mène automatiquement vers une nouvelle collaboration. Car désormais, vous voulez tous les deux la réponse. Et on n’y arrive jamais tout seul.
Par Marc-André Morel, auteur et conférencier
www.marcandremorel.com

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