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Vaut mieux manger local ou végétal?

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On entend souvent dire que pour réduire l’impact environnemental de son régime, on devrait diminuer le plus possible notre consommation de produits d’origine animale (comme la viande, le lait ou les œufs). Or, en hiver au Québec, il nous faut importer la plupart des produits végétaux que l’on mange, alors que des produits animaliers québécois sont disponibles sur le marché. Quelle option est donc vraiment la meilleure au point de vue environnemental?

C’est la complexe question à laquelle Corinne Côté a décidé de répondre dans le cadre de sa maîtrise en environnement à l’Université de Sherbrooke.

« Ce qui a déclenché ma réflexion sur l’alimentation végétale, c’est le visionnement du documentaire-choc Cowspiracy. Au début, je faisais de la dissonance cognitive, j’étais tellement sceptique par rapport aux statistiques avancées dans le film que je suis allée lire les études qu’il citait et voir leur méthodologie, car je ne voulais pas y croire », raconte-t-elle aujourd’hui. Plus elle poursuivait ses recherches, plus il apparaissait que le secteur de la production animale avait des effets désastreux sur l’environnement. Il faut par exemple 11 fois plus d’énergie fossile pour produire une kilocalorie de protéine animale qu’une protéine végétale, et de nombreux pans de la planète sont déboisés pour faire pousser des grains qui serviront à engraisser des mangeranimaux, au lieu de nourrir des humains.

Mais malgré ces chiffres, la question des importations restait. « Quand tu es végétalien au Québec en hiver, ça implique beaucoup d’importation de façon générale. Je me suis donc demandé si on était mieux de manger des choses produites au Québec (nous sommes notamment un grand producteur de lait et de viande) en hiver », explique Mme Côté. L’étudiante a donc comparé les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’un régime végétalien (composé uniquement de produits végétaux) et d’un régime locavore (composé d’aliments provenant d’un rayon de 160 km), pour un Québécois au mois de janvier.

Le régime gagnant

mangerLe grand gagnant? Le régime végétalien. « Les quantités de GES émis pour une semaine de régime en fonction des recommandations du Guide alimentaire canadien étaient de 13,8 % supérieures pour le régime locavore », peut-on lire dans son essai. « J’étais plus ou moins surprise, parce que plus je faisais de recherches et plus je lisais, plus je me rendais compte que l’impact en GES de la viande est tellement élevé que je me doutais bien que si on avait de la viande dans l’assiette deux ou trois fois pendant la semaine, ce serait plus élevé que toutes les émissions du transport représentées par les aliments végétaliens. » De plus, la production de GES liés à l’entreposage des produits végétaux est parfois curieusement plus élevée que celle provoquée par leur importation. Il vaut donc mieux remplacer sa consommation de viande et produits animaliers locaux par des protéines végétales comme celles contenues dans les noix, dans le tofu ou encore dans les légumineuses si on tient à diminuer son impact environnemental.

Une vraie différence

Modifier son alimentation est l’une des façons les plus efficaces de modifier son empreinte environnementale de façon individuelle, souligne Corinne Côté. « Beaucoup parlent d’acheter une voiture électrique, mais en termes de GES, si tu veux vraiment faire un changement, coupe la viande, et tu viens de couper beaucoup de GES, de pollution de la terre et de l’eau… »

Et tout ça à un coût beaucoup plus modique, évidemment.

« On mange trois fois par jour! Se nourrir, c’est beaucoup plus large que donner à son corps les calories nécessaires pour tenir mangerla journée. Personnellement, j’ai vraiment pris plaisir à réduire mon impact environnemental par l’alimentation. Ça se fait progressivement, pas du jour au lendemain, mais on peut découvrir de belles surprises et de belles saveurs », assure-t-elle. « Il y a aussi plusieurs autres arguments pour adopter un régime végétalien ou végétarien. Certains le font pour des raisons de santé, des raisons économiques ou encore éthiques. »

Corinne Côté a déposé son essai en 2016 à l’Université de Sherbrooke; on peut le consulter dans le répertoire des thèses et mémoires qui se trouve en ligne.

Par Camille Dauphinais-Pelletier
Source : www.latribune.ca

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