Arnaques et désinformation : comment s’y retrouver dans le flot d’informations ?
- 10 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 11 janv.

Notre génération — comme toutes les autres — est aujourd’hui exposée à une avalanche d’informations. Réseaux sociaux, courriels, vidéos, sites web, messages instantanés… Jamais l’accès à l’information n’a été aussi facile, mais jamais non plus il n’a été aussi difficile de distinguer le vrai du faux. Dans certains cas, cette désinformation peut même basculer vers des fraudes et des arnaques financières, avec des conséquences bien réelles.
C’est précisément pour aider les citoyens à y voir plus clair que le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI) œuvre depuis plusieurs années à développer l’esprit critique du public, jeunes et moins jeunes. Sa mission : aider chacun à mieux s’informer, à comprendre le rôle fondamental du journalisme et à renforcer la démocratie par une information de qualité.
Qu’est-ce qu’une « fausse nouvelle » ?
On utilise souvent l’expression « fausse nouvelle » pour désigner une information fausse, incomplète ou trompeuse qui semble crédible à première vue. Or, toutes les fausses informations ne sont pas de même nature. On distingue généralement trois grandes catégories.
La désinformation Il s’agit d’une information volontairement fabriquée ou manipulée dans le but de nuire à une personne, un groupe, une organisation ou même un pays. Elle est souvent émotionnelle, choquante ou alarmiste afin de provoquer une réaction rapide.
La mésinformation
Ici, l’information est fausse, mais elle n’a pas été créée avec l’intention de nuire. Elle est souvent partagée de bonne foi par des personnes qui croient relayer une information exacte.
La malinformation
Dans ce cas, l’information est vraie à la base, mais elle est sortie de son contexte, exagérée ou déformée pour appuyer un discours trompeur ou malveillant.
Quand la désinformation devient une arnaque
La frontière entre désinformation et fraude est parfois mince. Faux conseils de santé, promesses de gains financiers rapides, demandes urgentes d’argent, faux représentants d’organismes ou de proches : ces stratagèmes exploitent souvent la peur, la confiance ou le sentiment d’urgence. Les aînés figurent malheureusement parmi les cibles privilégiées, non pas par naïveté, mais parce qu’ils sont souvent perçus comme plus disponibles, plus confiants ou moins familiers avec certains outils numériques.
Développer ses réflexes critiques
Le CQÉMI propose des formations, ateliers et contenus éducatifs conçus par des journalistes professionnels et des médias québécois. Ces outils permettent notamment de :
comprendre comment circulent les fausses informations ;
repérer les signaux d’alerte (titres sensationnalistes, sources floues, pression émotionnelle) ;
vérifier la crédibilité d’une source ou d’un message ;
reprendre confiance en sa capacité à s’informer de façon autonome et éclairée.
Un atelier spécialement conçu pour les aînés
Un atelier est offert prochainement, incluant une partie gratuite, pour aborder des enjeux très actuels : fausses nouvelles, conseils de santé trompeurs, vidéos truquées générées par l’intelligence artificielle, fraudes financières et autres pièges numériques.L’objectif est clair : permettre aux participants de naviguer plus sereinement dans l’univers numérique d’aujourd’hui, sans peur, mais avec discernement.
👉 Pour en savoir plus sur cet atelier :https://www.cqemi.org/fr/ateliers-niveau-aines-details/lutter-contre-la-desinformation
S’informer est un droit, mais aussi une compétence qui s’apprend et se cultive. Dans un monde où l’information circule vite, prendre un pas de recul devient un véritable geste de protection — pour soi et pour les autres.
André Maccabée


























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