Journée mondiale de la procrastination
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La définition nous en dit que c’est décider, pour aucune raison valable, de retarder ou de ne pas compléter une tâche ou un objectif pour lequel un engagement a été pris et de remettre le tout sans raison valable. .
Voici un communiqué important pour notre génération. C'est la Journée mondiale de la procrastination, et une majorité des Québécois et Québécoises d'âge adulte ont la fâcheuse habitude de remettre la préparation de leur mandat de protection. Une amie est aux prises avec la curatelle vu que ses parents n'ont jamais fait de mandat et ce n'est pas évident. Son père est décédé et sa mère souffre d'Alzheimer grave . Elle ne peut rien faire sans leur approbation c'est compliqué et long . Le mandat aurait évité bien des tracas.
Le Curateur public saisit cette occasion pour envoyer un message fort à celles et ceux qui ont tendance à procrastiner sur la question de l'inaptitude : n'attendez pas d'être frappé par un AVC, une maladie ou un accident, agissez maintenant!
Un sondage mené pour le compte du Curateur public en 2025 dévoile que près de 6 Québécois sur 10 n'ont pas préparé de mandat de protection, même si 71% d'entre eux affirment vouloir le faire dans la prochaine année… ou plus tard. Pourtant, une écrasante majorité de la population québécoise souhaite être protégée par un proche en cas d'inaptitude.
Toutes les excuses sont bonnes pour justifier cet attentisme : ne pas y avoir pensé, avoir été négligent, s'estimer être encore jeune et en bonne santé, ne pas avoir eu le temps de le faire, etc. Parmi les éléments qui motiveraient les retardataires à remplir un mandat de protection, on note la peur d'un épisode de maladie, d'un accident ou d'une opération.
Il s'agit d'une crainte tout à fait justifiée : l'inaptitude est imprévisible et ne fait pas de distinction selon l'âge ou le sexe de l'individu. Une maladie dégénérative, un traumatisme crânien, un trouble mental ou un accident vasculaire cérébral peuvent mener une personne à ne plus être en mesure de prendre soin d'elle-même ou de ses biens.
Pour passer à l'action maintenant, il faut remplir un mandat de protection, un outil qui permet de choisir une personne de confiance pour veiller sur soi et sur ses biens en cas d'inaptitude. C'est la meilleure façon de s'assurer que ses volontés soient respectées, sans compter que ce geste facilite la vie des proches si l'inaptitude survient. C'est pour votre bien être autant que pour celle ou celui concerné par le mandat.

Le mandat de protection peut être fait simplement et gratuitement avec le guide et le formulaire offerts sur le site Web du Curateur public. Il est également possible d'obtenir un exemplaire imprimé par la poste. La préparation du mandat de protection peut également être confiée à un notaire ou un avocat, moyennant des frais.
Un notaire peut aussi vous aider, comme sur le lien de la photo: https://notairelinca.com/blog/a-quoi-sert-le-mandat-de-protection/
En date du 31 mars 2025, on recense 13 659 mandats de protection homologués au Québec. C'est donc dire que des milliers de personnes inaptes peuvent compter sur un proche qu'elles ont elles-mêmes choisi pour s'occuper de leur bien-être et de leur patrimoine. Besoin d'un coup de pouce pour passer à l'action? Le Curateur public offre à la population un webinaire gratuit sur le mandat de protection avec une période de questions ce mercredi , à 16 h et le 26 mars, à 10h.
Pour s'inscrire : Tout savoir sur le mandat de protection (édition spéciale).






















