La talentueuse Chloé Dumoulin inaugure les Mélodînes 2026
- André Maccabée
- il y a 18 heures
- 2 min de lecture

Le premier concert de la série Mélodînes, Les Grands Romantiques, présente la jeune soliste et pianiste Chloé Dumoulin, une des artistes les plus prometteuses de sa génération. Récemment nommée, par la CBC, comme faisant partie des «30 musiciens classiques de moins de 30 ans les plus «hot» au Canada», elle est reconnue pour être dotée d’un jeu à la fois sensible, maîtrisé et profondément expressif.
Selon le critique Emmanuel Bernier, Chloé Dumoulin est «une artiste qui a vraiment quelque chose à dire.»
PROGRAMME
Robert SCHUMANN (1810-1856), Fantasiestücke, op. 12
I. Des Abends / Au soir
II. Aufschwung / Essor
III. Warum ? / Pourquoi ?
IV. Grillen / Chimères
V. In der Nacht / Dans la nuit
VI. Fabel / Fable
VII. Traumes Wirren / Troubles songes
VIII. Ende vom Lied / Fin du chant
Franz LISZT (1811-1886), Sonate en si mineur, S. 178
SCHUMANN
"Les Fantasiestücke sont dédiées à la jeune pianiste écossaise Anna Robena Laidlaw, chez qui Robert Schumann séjournait au moment de la composition, en 1837. Le compositeur demeurait toutefois secrètement animé par son amour pour Clara Wieck, qui deviendra son épouse.
Chaque morceau des Fantasiestücke est identifiable au style de Schumann. Dans Des Abends (Au soir), la mélodie et l’accompagnement se fondent en un flot évanescent. Aufschwung (Essor) est marqué d’une succession d’épisodes contrastés, avec un thème haletant, une course arpégée et une basse mystérieuse. Warum? (Pourquoi?) invite à réfléchir dans le calme, tandis que la question posée ressurgit de tous les registres. Grillen (Chimères) présente une mélodie malicieuse, faite d’accords plaqués, un peu syncopés. In der Nacht (Dans la nuit) est dominée par ligne de basse inquiétante, au-dessus de laquelle quelques petites notes jettent une lueur bien incertaine. Fabel (Fable) possède un thème lent, tel une prière, suivi d’une galopade espiègle. Traumes Wirren (Troubles songes) s’impose dans le tumulte d’un thème en folie, avec son motif à quatre doubles croches, suivi d’un intermède lent en accords plaqués. Ende vom Lied (Fin du chant) conclut le cycle sur une succession d’accords, qui ressemblent à un chant folklorique allemand."
(Luc Bellemare, musicologue)
LISZT
Alors que Schumann avait dédié sa Fantaisie en do, opus 17, à Liszt, en 1839, presque 20 ans plus tard, ce dernier lui rendait la politesse en lui dédiant sa grande Sonate en si mineur, une œuvre dont l’inventivité formelle remarquable s’étend sur 30 minutes de musique ininterrompue.
La sonate en si mineur de Franz Liszt ne fut reconnue que plus tard, soit au XXe siècle, notamment par le chef d’orchestre et compositeur Richard Strauss, qui, influencé par cette sonate de Liszt, rendait hommage, en 1948, à ce grand maître du piano hongrois :«Si Liszt n'avait écrit que cette sonate en si mineur, œuvre gigantesque issue d'une seule cellule, cela aurait suffi à démontrer la force de son esprit».
Le tout mercredi 28 janvier avec causerie possible salle Claude Léveillée de la place des arts.
Jean-Robert Dupont




























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