Éviter la démence : fatalité ou peut-on renverser la situation ?
- 30 mars
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Dernière mise à jour : 31 mars

Certes le risque de démence augmente avec l’âge. Après 65 ans, il devient plus présent, et encore davantage après 75 ou 85 ans. Mais une chose est essentielle à comprendre : vieillir ne signifie pas perdre la tête. Plusieurs personnes demeurent lucides, actives et engagées très tard dans la vie. Et surtout, une grande partie du risque dépend de nos habitudes de vie.
Une amie doit désormais veiller sur sa mère, dont l’autonomie s’effrite doucement. Une situation de plus en plus fréquente. Car oui, le Québec vieillit. Mais au fond, ce n’est pas tant le fait de vieillir qui nous inquiète… c’est la peur de perdre sa mémoire, de ne plus être soi-même.
Aujourd’hui, on estime que près d’une personne sur trois sera touchée, de près ou de loin, par des troubles cognitifs au cours de sa vie. Et avec le vieillissement de la population, les cas de démence pourraient presque doubler d’ici 2050.
Mais il y a une bonne nouvelle — et elle est importante
Jusqu’à 45 % des cas de démence seraient liés à des facteurs modifiables. Autrement dit, nous avons un réel pouvoir d’action. Des habitudes simples peuvent faire toute la différence : rester actif physiquement, nourrir sa vie sociale, stimuler son cerveau, bien s’alimenter, contrôler la pression artérielle, éviter le tabac… Chaque petit geste compte.
Contrairement à certaines croyances, ce n’est pas une fatalité, même si l’hérédité joue un rôle.
Et non, il ne s’agit pas de vivre dans la privation. L’équilibre demeure la clé. On parle même aujourd’hui des bienfaits possibles d’une consommation modérée — comme le vin rouge — dans un mode de vie global sain.
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Pendant ce temps… notre système de santé lui aussi est au chevet
En parallèle, une autre réalité nous interpelle directement : celle de notre système de santé. Un documentaire percutant débute et propose une idée forte : et si notre système devenait, lui aussi, un patient à soigner ?
Autrefois symbole de fierté collective, né dans les années 1970 avec l’idéal d’un accès universel et gratuit, il apparaît aujourd’hui essoufflé, fragilisé, parfois même dépassé. À travers une approche originale mêlant fiction et témoignages, le documentaire met en lumière ce qui le ronge depuis des années : la centralisation, la lourdeur administrative, certaines formes de privatisation, la déconnexion entre les décisions et le terrain.
Mais au-delà des critiques, il rappelle une chose essentielle : derrière ce système, il y a des humains. Des professionnels dévoués, des patients soignés chaque jour… et tout un réseau communautaire souvent oublié, mais indispensable. Car la santé, ce n’est pas seulement une question de budgets. C’est aussi une question de solidarité.
Et si on faisait partie de la solution ? Prendre soin de sa mémoire, c’est aussi protéger sa qualité de vie et son autonomie. Et réfléchir à notre système de santé, c’est se questionner sur la société que nous voulons bâtir.
Oui, il est facile de pointer les failles, de critiquer, de se sentir impuissant. Mais si une partie du problème nous échappe… une autre nous appartient.
Sans nier les responsabilités collectives, il existe aussi une responsabilité personnelle, discrète mais essentielle. Celle des petits gestes du quotidien, de l’attention que l’on porte à soi, bien avant que la maladie ne s’impose.
Vieillir en santé n’est pas une promesse… mais une démarche. Une intention que l’on cultive jour après jour.

























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