Deux livres, deux regards de femmes sur des destins puissants
- 17 févr.
- 2 min de lecture

Dans le paysage littéraire actuel, la plume se partage désormais presque à parts égales entre auteurs et autrices. Selon les données récentes, la parité tend à s’installer, et au Québec, l’UNEQ observe une réalité comparable — avec toutefois une présence féminine particulièrement marquée en littérature jeunesse.
Au-delà des chiffres, ce sont surtout les voix qui comptent. Et justement, voici deux ouvrages récents qui portent chacun un regard puissant sur le monde : l’un met en lumière nos femmes, leurs combats et leurs héritages; l’autre nous entraîne au cœur du Liban, à travers le récit d’un homme confronté à un drame qui se déploie sur plusieurs jours. Deux sensibilités, deux univers… une même force narrative.
Le 1er est un essai : Au bout de notre sang : Malmenées, maltraitées, ménopausées
Un livre inédit, un collectif sur les menstruations et la ménopause qui termine le tout. On parle aussi de la ménopause comme une période-clé des changements liés au corps féminin vieillissant et à sa place dans la société. Ce collectif fait entendre une pluralité de voix d’écrivaines autour du vieillir au féminin, des femmes dont l’écriture arrive au bout de leur sang.
On parle aussi des premières pour certains, premières menstruations, premières relations sexuelles, avec parfois des petits détails importants. On présente toutes les femmes : Avec des textes de Mélikah Abdelmoumen, Marie Célie Agnant, Anita Anand, Pascale Cormier, Véronique Cyr, Martine Delvaux, Lynda Dion, Yara El-Ghadban, Esther Laforce, Claudia Larochelle, Catherine Mavrikakis, Pénélope McQuade, Pascale Navarro, Virginia Pesemapeo Bordeleau, Anne Peyrouse, Monique Régimbald-Zeiber, Ching Selao et Marie-Ève Sévigny.
Aux éditions Hamac. https://www.leslibraires.ca/livres/au-bout-de-notre-sang-malmenees-maltraitees-menopausees
Le 2e est sur le Liban: Les Bestioles

L'autrice nous fait revivre l’explosion sur 4 jours avec un survivant qui finira mal. Cela nous fait vivre avec lui les journées qui ont suivi l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020. Le récit se termine le 8. C’est un monologue sur la vie qui doit continuer dans ce pays qui ne va pas bien depuis des décennies.
Notre personnage a perdu un œil, et entend des bruits, il pense que des avions attaquent, et nous dit qu’il entend aussi des bestioles chez lui dans ce qui lui reste de logement. Pour lui, c’est intenable, il ne semble plus vouloir vivre. Il nous parle de son passé, de sa femme et d’une femme de rêve voisine . Un portrait triste mais réel selon nous du pays.
Hala Moughanie,132 pages aux éditions Elyzad.
André Maccabée


























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