Uriner souvent la nuit : un détail anodin… ou un facteur de risque ?
- il y a 12 heures
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Se lever une, deux ou même trois fois par nuit pour aller aux toilettes est devenu banal pour plusieurs après 55 ans+. Pourtant, cette habitude nocturne — appelée nycturie — n’est pas toujours sans conséquence.
Avec l’âge, notre corps produit moins de vasopressine, aussi appelée hormone antidiurétique. Cette hormone a un rôle essentiel : elle aide les reins à concentrer l’urine pendant la nuit afin de réduire la quantité produite. Résultat ? Moins de vasopressine signifie plus d’urine… et donc plus de réveils nocturnes.
Un lien réel avec les chutes Le problème n’est pas seulement le sommeil fragmenté.
La nuit, notre pression artérielle est plus basse, notre vigilance réduite et nos réflexes ralentis. Ajoutez à cela un lever rapide, parfois dans l’obscurité, et le risque de perte d’équilibre augmente. Chez les 65 ans et plus, les chutes nocturnes représentent une proportion importante des accidents domestiques.
Se lever précipitamment, avoir la tête encore embrouillée, souffrir d’un léger étourdissement (hypotension orthostatique)… tout cela peut transformer un simple déplacement vers la salle de bain en situation risquée.
Pourquoi la vasopressine diminue-t-elle ? Le vieillissement modifie naturellement les mécanismes hormonaux. La production nocturne de vasopressine devient moins efficace, et les reins concentrent moins bien l’urine.
D’autres facteurs peuvent accentuer le phénomène :– Consommation tardive de liquides– Café, thé ou alcool en soirée– Médicaments diurétiques– Problèmes de prostate chez les hommes– Vessie plus sensible ou moins élastique
Que peut-on faire ? Il ne s’agit pas de moins boire — surtout pas — mais d’ajuster certaines habitudes :
• Réduire les liquides 2 heures avant le coucher• Éviter caféine et alcool le soir• Installer une veilleuse pour sécuriser le trajet• Se lever lentement, en prenant quelques secondes assis sur le bord du lit• Discuter avec son médecin si les levers sont fréquents ou récents
Améliorer la qualité du sommeil et sécuriser l’environnement peut réduire significativement le risque de chute.
Un petit signal à écouter
Uriner souvent la nuit n’est pas toujours « anormal ». C’est parfois un simple effet de l’âge… mais cela peut aussi révéler un déséquilibre hormonal, cardiovasculaire ou métabolique.
Vieillir en sécurité, c’est aussi porter attention à ces petits signes que le corps nous envoie.





















